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Le Parlement approuve le service minimum en prison


Prison d'Anvers © Belga

En 2015, le Médiateur fédéral avait remis au Parlement un rapport très critique sur les conditions de vie des détenus en période de grève.

Conditions intolérables

L’hygiène et l’accès aux soins médicaux étaient insuffisants. Les détenus avaient faim et restaient confinés 24 heures sur 24 en cellule, sans possibilité de promenade. Ils ne pouvaient plus recevoir la visite de leur avocat ou d’un membre de leur famille. La sécurité des détenus et du personnel présents n’était plus assurée.

Le Médiateur fédéral avait recommandé au Parlement d’instaurer un service minimum pour éviter tout traitement inhumain ou dégradant et assurer la sécurité au sein de la prison pendant la grève. Il l’avait rappelé, à plusieurs reprises, lors des grèves de mai 2016 et de l’été 2018, à la suite de plaintes au sujet des conditions de vie des détenus. 

Besoins élémentaires assurés

En cas de grève, le service minimum oblige la prison à assurer :
- des repas suffisants dont un repas chaud par jour,
- 2 douches par semaine,
- les soins médicaux indispensables,
- 1h de promenade par jour,
- la visite des proches et l’accès au téléphone une fois par semaine,
-  la visite des avocats.

Catherine De Bruecker, médiatrice fédérale : « Les personnes détenues se trouvent dans une situation de dépendance absolue par rapport à l’administration. Leur santé et leur vie ne peuvent être mises en danger par la grève. L’Etat a l’obligation de garantir leur sécurité et leurs besoins fondamentaux en tout temps. »


publié le: 18/03/2019